fév 23, 2007

Pour vivre heureux vivons cachés

Au cours d'une sympathique soirée de discussion avec Mlle M. et Sr D. où nous discutions des milongas à Buenos Aires, j'ai découvert le concept intéressant de la "milonga escondida" si on peut dire.

medium_paparazzi.jpgMême à Buenos Aires le monde du tango est petit et les gens finissent par se connaître en fréquentant les mêmes milongas.

En fait les portègnes vont géneralement aux grandes milongas pivots et/ou à leur milonga de quartier et finissent par connaître et être connus de tous. Donc si on sort danser avec un ou une partenaire tout le monde va le savoir.

Cela pose évidemment problème aux couples illégitimes mais aussi aux danseurs et danseuses qui entament un relation mais qui ne veulent pas l'afficher.
En effet, il faut savoir que les argentins invitent peu ou pas du tout les danseuses "casées". Une danseuse qui s'affiche avec un danseur ne sera presque plus invitée même quand elle vient seule à la milonga.
C'est ce que me décrivait Mlle M. qui depuis qu'elle est avec Sr D. a vu le nombre de ses afficionados diminuer énormément.

La solution utilisée par les milongueros portègnes consiste à aller justement dans une petite milonga d'un autre quartier. On ne cherche pas un cadre, des partenaires, ni une musique exceptionnelle mais un anonymat qui permette de passer la soirée hors du regard des autres sans s'engager ni se griller.

Si un argentin ou une argentine vous donne rendez-vous seul dans une milonga hors des sentiers battus et de son quartier c'est probablement qu'il/elle est en train de vous faire le coup de la milonga escondida ;-)

J'ai bien réfléchis, pour utiliser la technique à Paris c'est pas évident... Moi je dis qu'il va falloir se rabattre sur les thés dansant !

jan 20, 2007

Milonga Ailes de Tango

Cité Universitaire, Fondation Deutsch de la Meurthe, 37 Bld Jourdan 75014 Paris / RER B Cité Universitaire ou Métro Porte d'Orléans

Pavillon Deutsch...

La milonga a lieu à l'intérieur de la Citée Universitaire Internationale, dans le bâtiment de la Fondation Deutsch. C'est dans la grande salle du bâtiment qui ressemble à une église.

Organisateur Yessica : +33 6 82 68 18 38 / DJ Yessica

Tous les lundis de 20H à minuit (sauf vacances scolaires).

Entrée 2 euros sans boisson, bar entre 0,50 et 1 euros pour l'eau et les softs pas d'alcool mais il y a du maté cocido (maté en sachet). A ce tarif c'est la milonga la moins chère de Paris.


La Milonga a lieu dans le hall du pavillon Deutsch. La salle est au rez-de-chaussée, elle est immense avec une hauteur de plafond sur deux étages, on dirait l'intérieur d'un hôtel de ville alsacien.

Il y a un beau parquet mais il est extrêment glissant, c'est une des rares milongas où on doit peut venir en basket sans risquer de se fouler un genou.

En été, la galerie extérieur qui donne sur le parc est ouverte ce qui est assez sympathique et permet de rafraîchir un peu le bâtiment. 

Le "bar" est à l'extérieur de la salle, il faut prendre les tickets de boissons à la caisse


A part la caisse et le coin du DJ il n'y a pas de tables mais des rangées de chaises tout le long des murs, vu circonférence de la salle il n'y a pas de problème pour être assis.


Je pense qu'à part la salle Olympe de Gouge c'est la plus grande et plus haute salle de Paris.

La piste est immense environ 22 m par 15 m, il y a deux poteaux vers l'exterieur mais ils ne sont pas vraiment gênant. Bien qu'on ne se sente pas seul il y a toujours de la place pour bouger de ce point de vue c'est à mon avis une des meilleures milongas pour les débutants. 

le croquis...

Sur le croquis, les surlignages en rouge représentent les zones de forte probabilité d'invitation; en particulier au niveau de l'entrée de la salle.

Le zones en bleu sont celles, mesdames, où vous avez le moins de chance d'être invitée, ce sont celles où l'on est le moins visible et qui demandent aux danseurs le plus d'effort...


La musique est assurée par l'organisatrice Yessica qui dirige aussi l'association.

La programmation est correcte sans plus, assez classique avec parfois un manque de continuité entres les tandas. Je me souviens d'une série de Piazolla super durs à danser qui tombait comme un cheuveu sur la soupe.

A cause de la taille et hauteur de la salle la sono est un peu insuffisante ce qui fait que l'immersion musicale est un peu faible.

La DJ respecte l'enchaînement classiques de 2 tandas de tango, 1 tanda de valse, 2 tandas de tango, 1 tanda de milonga. Les tandas sont de 4 morceaux mais il n'y a pas de cortina entre les tandas ce que je trouve un peu difficile pour se situer.

Il y a de temps en temps des orchestres live mais pas régulièrement.


Le public est n'est pas très homogène en âge et en style, ceci dit la moyenne d'âge serait plutôt élevée sans la présence de pas mal d'étudiants de la Citée Internationale qui rajeunissent beaucoup les participants et donnent une saveur internationale à l'audience, ma foi fort sympathique.

Il y a beaucoup de débutants et de débutantes, il faut dire que le lundi c'est aussi le jour des Neuf Billards qui attire les danseurs les plus avancés. L'ambiance est plutôt bon enfant et détendue, à mon avis c'est la meilleure milonga de Paris pour débuter. Le prix, l'espace et le niveau font que c'est un bon endroit pour se lancer et pratiquer sans gêner les autres et sans pression, attention au parquet glissant quand même...

Ca invite pas mal avec une population homme/femme à peu près équilibrée mais des fois ils y a beaucoup moins de femmes que d'hommes, c'est assez rare pour le noter. Pas mal de monde, on ne se sent jamais seul malgré l'espace.

Les petits plus : ll y a toujours un sortéo (tombola) avec un petit cadeau disque ou bouteille.


En conclusion : C'est la milonga pour débuter.

Les plus : Le prix, l'espace et l'ambiance détendue et internationale.

Les moins : Le manque de puissance de la sono, le parquet hyper glissant.

nov 28, 2006

Référentiel galiléen

L'autre jour en sortant d'une boutique j'ai eu une sorte d'illusion de changement de référentiel que j'avais déjà eu en milonga sans parvenir à le décrire.

Tu me fais tourner la tête...Il y avait pas mal de la circulation et le vent emportait les feuilles mortes dans le même sens que les voitures. Cela donnait une impression de mouvement relatif inversé et pendant quelques secondes j'ai eu l'illusion, vu de l'encadrement de la porte, que c'était moi qui était en mouvement le long de l'avenue.

En fait j'ai déjà eu ce genre d'impression en regardant le bal. Au bout d'un moment si on se concentre sur le passage des danseurs on finit par avoir l'impression d'être en mouvement autour du bal et non l'inverse.

 P.S. : Non, j'ai rien pris et non, il n'en reste pas ;-)

nov 07, 2006

Milonga du théâtre Marie Bell

Important ! Cette Milonga est maintenant fermée, je laisse l'article en archive.

38 rue du boulevard Bonne Nouvelle 75010 Paris / Métro Bonne Nouvelle

de jour...de nuit...La milonga est située au deuxième étage dans les salons du foyer, l'entrée est à gauche du théâtre, sur les photos l'entrée est sur le côté en haut des marches derrière le parasol du restaurant.

Tous les mardis de 19h30 à 00h30 en hiver

Organisateur El Turquito  +33 6 13 60 72 25 / DJ Turquito

Entrée 6 euros sans boissons, bar entre 5 et 10 euros pour les alcools et à partir de 3 euros pour les softs et l'eau. Dernièrement le bar propose aussi un buffet de salades et fromages entre 10 et 15 euros.


la salle...La Milonga a lieu dans un des salons du théâtre qui est normalement un bar/club lounge.

La salle, bien que pas très grande, est assez spectaculaire grâce à sa hauteur de plafond avec des fresques, miroirs, dorures et moulures.

Un petit côté galerie des glaces mais en plus intime, pour danser on dispose d'un beau parquet en très bon état.la terrasse...

Le bal communique avec la terrasse qui donne sur les grands boulevards en été c'est très agréable et ça permet d'absorber un peu la foule, de respirer ou de fumer (c'est selon).


Il y a eu quelques changements dans la disposition dernièrement. Il n'y a plus qu'une seule rangée de chaise le long des murs ce qui augmente la largeur de la salle. La piste mesure à peu près 6 m par 10/11 m entourée de tables, elle n'est quand même pas très large ce qui a pour conséquence de rendre la circulation centrale difficile. A l'heure de pointe vers 11h30 c'est très serré, si on veut danser plus ouvert mieux vaut venir vers 10h00 ou en fin de soirée.

le croquis...

Sur le croquis, les surlignages en rouge représentent les zones de forte probabilité d'invitation; en particulier au niveau de l'entrée de la salle et de la terrasse ainsi que près du bar.

Le zones en bleu sont celles, mesdames, où vous avez le moins de chance d'être invitée, ce sont celles où l'on est le moins visible et qui demandent aux danseurs le plus d'effort... 


La musique est assurée par l'organisateur El Turquito qui organise aussi les bals du Mérivan et ceux de la Milonga Impériale.

En ce qui me concerne c'est un des très bons DJs parisiens, les tandas sont bien équilibrées, souvent originales. C'est un des DJs qui ne donne pas l'impression d'entendre le même bal d'une semaine sur l'autre...
Il passe toujours quelques tandas pures Tango Nuevo assez originales voire déroutantes sur les rythmes, j'adore ! C'est aussi un des rares a passer du Hugo Diaz et il a bien raison.

El Turquito respecte l'enchainement classique de 2 tandas de tango, 1 tanda de valse, 2 tandas de tango, 1 tanda de milonga. Les tandas sont de 4 morceaux. Il n'y a pas toujours de cortina entre les tandas de tango mais toujours avant celles de valses et de milongas.


Le public est assez représentatif des milongas parisiennes, pas très homogène en âge et en style, d'ailleurs le bal est rarement à l'unisson du fait de ce mélange des styles. En début de soirée on va plutôt trouver le public de cinquantenaires, les trentenaires arrivant plus tard en deuxième partie.le bal...

Ce n'est pas un bal très "élitiste" on voit tous les niveaux de danse, mais l'espace et la faible largeur ne rend pas forcément la partie facile aux débutants.

J'ai l'impression que ça invite pas mal avec une population homme/femme à peu près équilibrée. Les déplacements dans la salle n'étant pas forcément très faciles, mesdames, vous avez quand même intérêt à attendre sur les points de passage (les zones rouges de fait). La taille de la salle fait que même avec peu de monde on n'a pas l'impression d'être seul.

Les petits plus : Des cours sont proposés avant la milonga, mieux vaut se renseigner auprès des organisateurs. Par ailleurs en laissant son email on participe à une tombola qui permet de gagner des entrées gratuites pour les milongas organisées par El Turquito, c'est plutôt sympathique. Enfin la milonga est très bien placée sur les grands boulevards, avec le REX à côté c'est très facile de trouver un taxi pour le retour 


En conclusion : So far, pour moi c'est la milonga du mardi

  • Les plus : L'endroit original et facile d'accès, la programmation musicale.
  • Les moins : L'espace pas très grand quand même.

aoû 27, 2006

Milongas in Paris

Accéder à l'article en Français

Here is the list of the Milongas in Paris for some of them you may find a detailled card. 

Work in progress ...

 

 

 

Milongas à Paris

Access the article in English

Voici la liste des milongas sur Paris, pour certaines d'entre elles il existe un fiche détaillée. 

En constuction ...

 

 

 

aoû 23, 2006

Ma vie de taxi boy

Ma ressemblance avec un argentin fait partie des drames de ma vie.

D’accord, c’est relatif comme drame, après tout à quoi ça peut bien ressembler un argentin ?

D’autant qu’avant de ressembler à un argentin j’avais déjà été un mexicain basané (souvenir de music-hall de la cuisinière de ma grand-mère), turc, russe, breton, cubain et dernièrement un bandit calabrais (coquine va !).

Autrement dit : « On n’a jamais bien su d’où que c’est qu’il était né vu qu’il était menteur comme tout ceux de sa race » comme dit le poète.

Toute l’astuce  est dans la contextualisation d’un détail lié combiné à l’envie d’y croire. Du genre la fille bronzé en maillot rouge qui courre sur la plage au ralenti elle est forcément sauveteuse à Malibu surtout que j’aimerai bien qu’elle le soit… L’œil finit par voir ce que l’esprit veut.
C’est exactement ce qui se passe avec moi bien que je n’ai pas de maillot rouge.

Dans mes premières milonga cela m’a permit de vivre des histoires d’amour en accéléré, de celle qui vous permet de passer dans le regard d’une femme du coup de foudre à la rupture violente en moins de 30 secondes :

Étape 1 : Chic un argentin qui m’invite, super !
Étape 2 : Zut, un argentin qui ne sait pas danser…
Étape 3 : Argh ! En plus il n’est même pas argentin...

Certes avec la pratique le schéma s’est un peu modifié :

Étape 1 : Chic un argentin qui m’invite, super !
Étape 2 : Bon ça va à peu près, mais le niveau baisse en Argentine
Étape 3 : Dommage, il n’est pas argentin…

Si la seconde étape 2 s’est un peu atténuée, il m’arrive encore de lire une profonde déception dans les yeux de mes partenaires dès que je révèle ma nationalité (c’est très souvent le cas avec les touristes à Buenos Aires).
Déception malheureusement suivi d’effet : un désintéressement immédiat, total et irrémédiable…

A tel point que, sans pour autant mentir, j’en arrive à retarder le plus possible la découverte de ma véritable nationalité. D’ailleurs, y a pas de raison, la prochaine fois, j’essaie de faire l’argentin jusqu’au bout : « Chho me chhiamo Ramon ! », on verra bien ce que ça donne…

En attendant cette future expérience, j’étais à Buenos Aires, au Salon Canning pour être précis. Je m’étais installé en début de soirée à une table le long du mur pas très loin du bar. Assez rapidement plusieurs argentins (en tout cas ils leur ressemblaient… ;-) sont venus s’installer près de moi dont un que la serveuse a carrément installé à ma table, et nous commençons la conversation en espagnol en commentant l’ambiance de ce début de milonga.

Au bout d’une demi-heure la serveuse vient nous voir pour nous proposer de l’argent (50 pesos chacun si mes souvenirs sont bons) pour aller faire danser une tablée de touristes en visite dans la milonga. Visiblement l’une d’entre elles voulait offrir des tandas de taxi boy à ses amies pour leur faire goûter les joies du tango…

Ai-je fais fortune dans ce nouveau métier ? Et bien non, puisque j’ai décliné l’invitation au profit de mon compagnon de table qui est donc allé doubler son pécule.

Même si c’était très tentant je n’ai pas voulu « piquer » des professionnels locaux. Le type était très content et moi ça quand même permis d’être pendant une minute un taxi boy de Buenos Aires.

Allez, les filles, un petit effort… 50 pesos c’est pas cher à Paris pour un vrai taxi boy argentin !

aoû 16, 2006

Milonga Rules of Engagement / Code Pratique

Le "code" implicite d'invitation est comme l'enlacement, il ne se limite pas l'invitation proprement dite mais régit le couple depuis sa réunion jusqu'à sa séparation dans le bal.

Explication préliminaire :
Il faut savoir que comme toutes les milongas, le bal est organisé à Paris par série de morceaux qu’on appelle tandas avec des coupures qu’on appelle cortinas.
Cela date de l’époque où la musique était jouée exclusivement par des orchestres qui exécutaient une série de morceaux avant de faire une pause marquée par la fermeture du rideau (cortina en espagnol).
Aujourd’hui pour marquer la cortina le DJ joue un morceau qui n’a rien avoir avec du tango par exemple du rock, du jazz…
A Paris les tandas comportent généralement 4 à 5 morceaux, avec une fréquence de 2 tandas de tango, 1 tanda de valse, 2 tandas de tango, une tanda de milonga, etc...

Voici les codes d’invitation de la milonga tels que j’ai pu les constater à Paris :

L'invitation :

Le bon moment pour inviter est généralement le début de la tanda mais à Paris les invitations ont lieu indifféremment tout le long du bal y compris pendant les morceaux.
Contrairement à Buenos Aires, les invitations ne se font pas avec le regard, l'homme se rapproche et va inviter verbalement une partenaire, il n’y a pas de formule toute faite.
Cela m’est quand même arrivé de faire quelques invitations avec un simple échange de regard mais mieux vaut ne pas compter dessus à Paris.
Seuls les hommes ont l’initiative de l’invitation, les femmes n'invitent pas mais c'est normal de refuser, en règle générale c'est plutôt poli et cordial.


Pendant la danse :

A Paris on parle assez peu entre les morceaux et pas du tout pendant, le bal démarre rapidement à chaque tango.

L’homme propose l’enlacement c’est la femme qui le choisit. Sachant qu’à Paris les styles d’enlacement ouverts et fermés coexistent les cavaliers ne doivent pas imposer un style fermé à une danseuse qui ne le désire pas.

Si le couple se cogne aux autres, c’est au cavalier de s’excuser. Ce qui faut savoir c’est que Paris ne brille pas par l’harmonie de ses bals, les différences de style et l’individualisme français font qu’il y a rarement un unisson, il ne faut donc pas se formaliser.

Le minimum de politesse est de danser au moins 2 tangos avec de dire « merci et au revoir », une tanda complète est plus correcte. Par contre il n'y a pas de limite formelle à l'exercice.  Le fait d'accepter de danser plusieures tandas de suite n'a pas de signification en tant que telle (A Buenos Aires elle marque clairement un intérêt extra-danse).
En général, je danse facilement trois tandas avec une partenaire.

Quoiqu’il en soit si le partenaire est grossier ou franchement désagréable il ne faut pas hésiter à couper court instantanément. Le tango n’est pas une raison pour supporter les gens odieux, bien au contraire.


La fin de la danse :

Le couple se quitte en se disant merci, le cavalier ne raccompagne pas forcément la cavalière à sa place.
La plupart des gens qui vont danser une autre tanda ne quittent pas la piste pendant les cortinas mais très peu de gens la dansent.
En ce qui me concerne, le bal n’est ni une pratique ni un cours donc je ne me permets aucun conseil ou remarque. Par contre quand on a passé un beau moment ensemble, ça fait plaisir de le dire et de l’entendre... 

Voilà pour la théorie appliquée aux milongas parisiennes.

Pour la pratique je vais vous livrer quelques éléments de pathologie psychologie masculine (la mienne en l’occurrence) qui préside tortueusement à l’invitation.

Quoi qu’en dise certains, je ne suis pas particulièrement suicidaire et être rejeté en public même poliment n’est pas particulièrement agréable. De plus un refus vous condamne généralement le public féminin proche (personne n’a envie d’être le deuxième choix…).

N’étant ni un Apollon, ni Pablo Veron mon problème consiste donc à mettre un maximum de chances de mon côté. Voici donc ce que mon expérience m’a appris :

Éviter le refus : 

  • Danser avec des partenaires que l’on connaît déjà : En fait c’est la tactique la plus simple et elle est copieusement utilisée à Paris où beaucoup de gens viennent en couple et, comme on retrouve souvent les gens qu'on connaît en cours, c'est assez facile de danser toute la soirée sans avoir à inviter quelqu'un qu'on ne connaît pas.
    Ce qui fait que Paris est parfois difficile pour une femme seule…
    J’ai déjà eu plusieurs leçons sur ma timidité par des danseurs qui ne dansent qu’en couple, trop fort… !
  • S’assurer des prédispositions de la danseuse : Si c’est quelqu’un que je n’ai pas encore vu danser, je vérifie les chaussures et j’essaie de voir dans son attitude si elle est a envie de danser, posture ouverte, elle regarde la piste ou l’assistance, elle est détendue, avenante… 
  • Éviter les situations d’échec certain :
    La danseuse est clairement avec un partenaire exclusif,
    La danseuse est dans une situation où l’invitation serait embarrassante, à savoir : elle est en pleine discussion, elle vient d’allumer une cigarette…
    Enfin je n’invite jamais une inconnue que je viens de voir refuser quelqu’un dans un contexte normal (et oui, c’est souvent la conséquence d’un refus visible), par contre je le fais des fois plus tard dans le bal.
     

Minimiser l’impact du refus :

J’essaie de me rapprocher de la danseuse avant de l’inviter, de manière à rendre un refus plus discret aussi bien pour moi que pour la danseuse.
Mesdames, vous n’imaginez pas l’effort que fait un homme quand il doit traverser la moitié du bal pour venir inviter publiquement une parfaite inconnue. C’est pour cela que si vous voulez danser il vaut mieux vous placer sur un point de passage du bal.


Gérer l’enjeu de la prise de risque :

A partir du moment où l’invitation est délicate, j’essaie de profiter au maximum de la danse. Ce qui se traduit, entre autres, par le choix du moment de l’invitation, si possible en début de tanda ce qui assure de danser au moins une tanda. Je n’invite quasiment jamais sur le dernier morceau d’une tanda.


Évidemment tout ça peut paraître un peu calculateur, mais ça explique pas mal de comportements masculins. N’oubliez pas que c’est pour inviter une parfaite inconnue sous le regard d’un vaste public en essayant de rendre l’expérience la plus agréable pour chacun.

Moi, ça me demande pas mal d’effort sur moi-même mais le jeu en vaut la chandelle.