mar 11, 2009

La banane ;-)

banane.jpgEn fait, cette note pourrait aussi s'intituler "Comment faire sourire 20 femmes en même temps à coup sûr ?"...

Outre le fait qu'il faut au moins réunir 20 femmes à la fois, c'est sûr que si on n'est pas Frank Dubosc ce n'est pas si simple.

Pablo Tegli a trouvé la solution.

Dimanche dernier je suis allé à son stage organisé par Mephisto Tango. Comme je suis arrivé en avance pour le second cours cela m'a permis d'assister à la fin du premier qui portait sur la connexion, les postures et les dissociations.

A la fin, un des exercices consistait pour les hommes à guider des tours en explorant la limite de leur dissociation.

Pablo a ensuite demandé aux femmes de prendre la place des hommes et de guider le même mouvement... Et là, le changement a été impressionnant. Toutes les femmes sans exception se sont mises à sourire franchement.

C'était vraiment frappant. Non pas qu'elles aient eu l'air particulièrement mécontentes auparavant mais à partir du moment où elles se sont mises à guider les hommes la salle entière s'est mise à sourire.

Amis milongueros, si votre partenaire vous fait la gueule, vous savez quoi faire maintenant !

nov 28, 2007

Adoptez un prof !

Il y a quelques années, étant à la recherche de bons profs et je me rappelle avoir parcouru pas mal de cv parisiens et argentins sur internet.

A l'époque, la plupart des danseurs et des profs se réclamaient de l'enseignement d'autres professeurs prestigieux. En général il y avait des listes assez longues de nom du genre "il/elle a étudié avec le célèbre X, le fameux Y et Z...". Chacun voulant prouver son sérieux et ses références.

4b5fdc57126630a579053cd38a3ee63d.jpgJe m'étais amusé à remonter les graphes de professeurs en professeurs et j'étais arriver à la conclusion quasi mathématique qu'en ce qui concernait la scène parisienne Chicho Marianno Frumboli en était la racine.

Théorie qu'il avait en quelque sorte confirmée dans sa récente "conférence", en disant qu'à un moment donné, il avait eu dans ses cours ou ses stages tous les danseurs et professeurs se réclamant du Tango Nuevo...

Il y a quelques jours, j'ai eu envie de refaire l'exercice pour écrire un article sur ce thème (je suis dans une période modélisation)... et là surprise !

A mon grand étonnement, beaucoup de CV qui, il y a trois ou quatre ans mentionnaient une liste de professeurs, n'y font plus du tout référence.

Je ne vais pas donner de noms ni généraliser outre mesure, mais c'est le cas de pas mal de profs qui ont maintenant pignon sur rue à Paris et Buenos Aires. Essayez par vous même vous verrez. 

Pour beaucoup d'entre eux, la filiation est occultée au profit de la recherche acharnée, personnelle et solitaire avec des phases du genre "Grâce à sa recherche originale, son exploration du tango..."
Force est de constater qu'en gravissant l'échelle de la renommée, ils sont devenus en quelque sorte orphelins...

Bon, les gars, si vous n'arrivez plus à citer vos maîtres, je vais faire un geste : Je pense qu'avec tous les cours et les festivals que j'ai fait, j'ai du être à un moment donné votre élève. Alors allez-y vous pouvez me citer "il/elle a enseigné même à Patadura". 

En fait, quand on y pense, quand on est une feuille de tous les arbres si on retourne les arbres est-ce qu'on n'en devient pas la racine...?

Je sais ça fait peur.

nov 20, 2007

Edition 2008

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Ca y est ! Elle est sortie !
En même temps, est-ce bien raisonnable... ;-)

aoû 12, 2007

Dansons sous la pluie

A Paris, comme un peu partout, la plupart des milongas ferment en été. Heureusement il reste les milongas en plein air comme les quais ou celle de Paris plage.

Sauf que cette année on a un beau temps d'automne en août... Mais que fait le gouvernement ?

Comme juin et juillet n'ont pas été particulièrement glorieux, cette année la seule façon de danser en plein air à Paris c'est de faire comme eux :

PS : C'est de la science-fiction cette scène, ils s'en vont sans payer le taxi... Essayez voir à Buenos Aires ;-)

avr 10, 2007

Je l'ai inventé en 1996 !

Ce dimanche j'ai été à un excellent stage de tango organisé par Bahia Blanca avec le fameux Pablo Veron.

J'avoue y être allé autant par curisosité pour le personnage que pour le contenu du stage lui-même. 

Bonne pioche finalement, les deux étaient très intéressants.

Tout d'abord, ce stage m'a permis de confimer indirectement (si besoin était) le côté confidentiel du tango.
En effet durant toute la semaine quand on me demandait ce que je faisais pour Pâques, j'ai répondu que je prenais un stage avec le danseur de tango contemporain le plus connu : Pablo Veron ! ...
Et bien à chaque fois c'était le bide total, personne ne le connait en dehors du monde du tango...

medium_tangomirror.gifCeci dit le stage était très bien. On a exploré en particulier les dynamiques de changement de direction dans toutes les  positions. Ocho avant, arrière, tours... A un moment nous avons fait ce type de mouvement sur une promenade en mirroir. Et là Pablo nous a expliqué qu'il avait inventé ce mouvement en 1996 (pas le mirroir évidemment mais le changement de direction dessus ;-).

Quand on y pense, c'est incroyable le chemin parcouru en si peu d'années... Presque autant que l'immobilisme des 60 années précédentes. 

En fait ce mouvement ne paraît pas aujourd'hui extraordinaire, quand on a compris le guidage organique des changements de direction, c'est juste une de ses déclinaisons.

Et bien en 1996, alors que le tango était déjà plus que centenaire, cela n'avait jamais été fait.

Et c'est vrai que si on part du style milonguero il faut beaucoup de changement pour faire émerger un mouvement pareil : changement dynamique de l'enlacement, guidage organique...

Et en plus il faut pas mal de talent subversion pour aller altérer un mouvement aussi emblématique du tango.

Bon, si un jour j'invente un mouvement je vous préviens ;-)

mar 20, 2007

De nouvelles sensations

Samedi dernier j'étais à un stage de tango organisé par Mephisto-Tango avec les excellents Pablo Tegli et Victoria Vieyra.

medium_footprint.jpg

On était en train de travailler des tours avec des patatas (coup de pieds) de l'homme au milieu des croisés de la femme avec un changement de poids et sacadas sur le dernier écarté....

Ca devait faire une heure qu'on travaillait ce type de tours, et là...

... Je m'aperçois que c'est pas très clair pour les néophytes.

Donc en fait les patatas ça consiste a donner un coup de pied entre les jambes de la femme sans la toucher en même temps qu'elle tourne autour de vous, c'est une fioriture de de l'homme puisque cela n'a pas d'impact sur les mouvements du couple.
Les sacadas, elles consistent pour le danseur à rentrer dans l'espace laissé par la femme en général dans un mouvement latéral.

Dans le mouvement que je décris il faut enchaîner très rapidement les deux coups de pied tout en tournant sur soi-même puis à changer de poids et à avancer. Tout ça en continuant à guider la femme dans la structure du tour.

Donc, ça devait faire une heure qu'on travaillait ce type de tours, et là...

... J'ai senti une drôle de sensation, une sorte de contraste assez bizarre en le jeu super aérien et détaché des pieds et le côté terrestre et dense du guidage du tour dans le haut du corps. Comme si ces deux parties étaient indépendantes mais avec un logique haut du corps vers la terre et bas du corps vers le ciel alors que d'habitude c'est l'inverse...

C'était vraiment étrange comme impression physique, je crois que c'est la première fois que je ressentais un mouvement comme ça et c'était plutôt agréable.

Enfin je me comprends (c'est déjà ça) !

fév 25, 2007

Toc Toc

Ma vie de danseur est une longue lutte pour la coordination psycho-motrice...

Il y a deux ans on m'avait filmé et franchement c'était flagrant : un des mes grands défauts de posture consistait à regarder par terre et à être très courbé sur ma partenaire.
Evidemment ce n'était ni esthétique ni agréable pour la danseuse.

Lors de mon dernier séjour à Buenos Aires je me suis fait filmer lors un cours particulier :

  • Bonne nouvelle : A force de travail mon défaut de posture a presque disparu (comme quoi c'est possible).
  • Mauvaise nouvelle : Sur le film on voit clairement que lorsque je suis très concentré, je me mords les lèvres.

J'ai donc résolu un tic de posture pour en créer une autre, va falloir travailler ça :-(

Quand je vous dis que ma vie de danseur est une longue lutte...

fév 04, 2007

5 secondes de doute

Bon, je vous rassure tout suite ca c'est bien passe a la Villa Malcom, c'est pas encore le grand lachage mais je commence a retrouver mes sensations. Au passage j'ai retouve Fraulen S., retrouvaille sur la piste... comme quoi le monde est petit.

Aujourd'hui je suis alle (entre autre) a un cours tout niveau a Tango Brujo, au hasard des changements de partenaire j'ai fini par me retrouver avec une totale debutante, c'etait son tout premier cours de tango. Faut dire que cours tout niveau ca peut aussi dire debutant. ca me derange pas particulierement, on a tous commence un jour.

C'etait un cours avec des mouvements tres simples mais un concept pas si simple : l'utilisation des rebonds dans la dynamique de mouvements.

Un des derniers exercices consistait a guider un rebond lateral en tout en dissociant un petit sangucho en contre-temps et promenade arriere, et la franchement avec la debutante pas moyen.

Je me tourne vers la prof histoire d'essayer avec elle au moins une fois puis de continuer a faire un pas plus simple avec ma debutante.
Au lieu de ca la prof appelle le prof qui me regarde faire une fois et me dit d'un ton hyper peremptoire : "Ce n'est pas une question d'energie, elle doit juste savoir ou elle doit aller pas la peine de la guider autant." et il se casse.
Bon, je reessaye mais la je commence plutot a essayer de lui faire sentir le rebond sans faire le mouvement, histoire d'y aller progressivement.

Voyant que je ne fais pas le bon mouvement le prof repasse et il me prend ma cavaliere pour me montrer...

Et la je dois dire qu'il y a eu 5 secondes particulierement delicieuses ou je l'ai vu se decomposer totalement, du genre "putain qu'est-ce qui m'arrive ? je sais plus danser !?" avant de comprendre qu'elle etait totalement debutante.

Apres ca il a mis dix ans de tango dans la balance mais malgre tous ses efforts, il me l'a rendu deux tangos plus tard sans etre parvenu a faire le mouvement. "C'est son premier cours" m'a-t-il dit, ca sonnait presque comme des excuses mais faut pas exagerer quand meme. 

T'inquiete pas mon gars, ta tete pendant ces 5 secondes de doute quasi metaphysique ca valait pas mal d'excuse ;-)

oct 25, 2006

Premiers pas

Je me souviens de mon tout premier cours de tango…

medium_tangolesson.jpgC’était dans le siècle précédent, à l’époque j’étais en mission à Bruxelles et j’avais décidé de faire une surprise à une amie qui venait me rendre visite.

 

En effet, elle était fascinée tout comme moi par le tango et j’avais réservé dans un cours qui se donnait à la maison de l’Amérique du Sud.

Comme elle croyait qu’on allait juste dîner c’était plutôt réussi comme surprise, et là ça a commencé…

C’était vraiment un cours débutant et si mes souvenirs sont bons nous n’avons fait qu’une quadrada (un carré) qui doit être la figure la plus simple envisageable :
L’homme marche un pas en arrière, un sur le côté gauche, deux pas en avant et on ferme la carré avec un pas sur le coté droit. A la fin de la figure, je vous laisse compter, le couple a avancé d’un pas en avant dans le sens du bal.

 

Et ben, en fait un truc aussi simple peut devenir pour quelqu’un de pas très doué en coordination psychomotrice un véritable enfer ou un vrai sketch (ça dépend si on le fait ou si on regarde) :

1) L’enlacement : Coup de bol pour un premier cours, je connaissais très bien ma partenaire donc je n’étais pas particulièrement gêné par la proximité physique. Ca au moins c’était agréable… Sauf qu’évidemment comme l’enlacement n’était pas terrible on s’est rentré dans les genoux tout le cours, et je lui ai beaucoup marché sur les pieds.

2) Le rythme : Il faut immédiatement oublier, impossible de marcher en rythme, un vrai carnage… Pourtant ce n’était pas du Piazzola et il faut savoir que le rythme de base du tango c’est la marche, gauche droite, gauche droite, un pas à chaque temps et pas de  un-deux-trois ni de contretemps compliqués comme pour la salsa.

3) La musicalité : La quoi ??

4) Le guidage : Au début je bougeais mais pas ma partenaire… dommage… Après comme elle avait compris le pas avant moi c’est elle qui bougeait et plus moi… A la fin je crois que je suis arrivé à la coincer complètement, donc je bougeais et elle se déplaçait contrainte et forcée avec moi.

5) L’espace : C’est bien le carré, on avance… Mais comment on fait quand on arrive au bout de la pièce. Il faut imaginer que je faisais exactement la figure. Donc un déplacement en ligne et que c’est seulement après une heure et demi que j’ai réussi à comprendre qu’il fallait déplacer la ligne du mouvement pour arriver à tourner (en quelque sorte) au bout de la pièce.

6) Les autres : Je crois me souvenir qu’on était seulement deux couples, tous au plus trois. Je suis arrivé à rentrer dans tout le monde plusieurs fois y compris dans le prof, dans une ou deux chaises et un piano qui trainait par là.... Genre le débutant en ski…

7) Le regard des autres : M’en fout ! On était en Belgique loin de mes bases et j’avais filé un pseudo. Enfin j’aurais mieux fait vu que l’amour propre du mec qui assure en a pris un léger coup ;-)

J’ai quand même mis deux ans avant de tenter le coup à nouveau…

La morale de l’histoire :

En premier, c’est qu’il faut être tolérant avec les débutants :

Mesdames ça fait quand même beaucoup de choses à gérer pour un cerveau et un corps masculin…

Messieurs, on a tous commencé un jour…

 

Deuxièmement, il ne faut pas se décourager… autant ne pas se le cacher, à moins d’avoir fait 10 ans de danse classique, votre premier cours va mal se passer !

Mais ça va quand même être difficile de faire pire que moi…

oct 17, 2006

Brève de taxi

Par la fenêtre d'un taxiConversation dans un taxi avec une partenaire à la sortie d'un cours :

"Moi, j'aime bien ce prof et sa façon d'expliquer les transferts de poids"
...
"Oui, ce qui est bien dans ce cours c'est qu'il permet d'explorer plusieurs logiques de mouvement"
"Il ouvre des pistes sur des principes de dynamique et laisse la liberté d'expérimenter"
...
"C'était bien cette description de la dynamique arrière avec la sensation du tube"
...
"A l'arrivée, c'est le positionnement qui fait la différence, dans le deuxième mouvement, si on ne repasse pas par le centre ça ne peux pas marcher"
"Oui, mais d'autres fois il faut être avant ou après le point d'appui"
....

Résultat : dix minutes après le conducteur du taxi demande "Vous prenez des cours de sciences physiques ? C'est ça ?"

Faut dire qu'en rembobinant la conversation y a de quoi douter.

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