jun 11, 2008

Buenos Aires 4 mais demi-milonga

rosefanee.jpgEn général je suis plutôt bon public et tolérant mais là ça mérite un petit coup de gueule.

Sans tomber dans la complaisance je n'étale pas sur ce blog mes critiques les plus acerbes sur les spectacles, milongas, artistes et professeurs.   

D'une part parce qu'en France le tango est largement porté par des amateurs et bénévoles et que les professionnels ont déjà fort à faire pour en vivre. Donc s'ils sont vraiment mauvais ça dure rarement longtemps et après tout les goûts et les couleurs...

Sauf que là je suis pas content !

Chaque année ou presque je vais à une des milongas festival de tango (Buenos Aires 4) organisé au Théâtre National de Chaillot.

C'est l'occasion de danser dans un cadre hors du commun avec la tour Eiffel qui scintille à travers les fenêtres du foyer, avec un smoking et de la gomina on pourrait se prendre pour Rudolf Valentino.

D'après mon expérience si la vue est exceptionnelle les milongas le sont rarement, je pense que ça vient du cadre beau mais trop froid et trop grand pour permettre une véritable intimité dans la danse.

Le tarif à 16 euros est au-dessus des milongas classiques mais il y a une démo et un orchestre ce qui ramène le prix à un montant honnête. 

Tout se passait normalement, l'orchestre, El Despues pour ne pas le nommer, est venu jouer une première tanda puis s'est interrompu en promettant de revenir pour une deuxième série...

Sauf qu'ils ne sont jamais revenus jouer !

Ils sont juste revenus chercher leur affaires pour partir...

C'est la première fois que je vois ça avec un orchestre et dans le contexte professionnalisé de ce festival je trouve ça particulièrement choquant

C'est un véritable manque de respect pour le publicsachant que le public de son côté les avaient respectés et applaudis; on était très loin de la pluie de bouteille des Blues Brothers.

De plus quand on paye pour un orchestre l'usage veut qu'il joue un peu plus qu'une tanda. En ce qui me concerne je ne pense pas en avoir eu pour mon argent...

Une chose est claire je ne remettrai plus les pieds dans ce festival ni à aucun concert de cet orchestre.

sep 30, 2007

Dernier tango au Latina

Qui a dit que les choses ne bougeaient pas dans le tango ?

Hier soir, un peu par hasard j'ai été à la dernière soirée du Latina. Après vingt ans d'existence la milonga va fermer ou plutôt se déplacer vers un nouveau lieu rue Quicampoix.

Qui aurait dit qu'un tel pilier des nuits parisiennes allait s'arrêter comme ça ?

Avec le contexte cinéma, ça fait un peu penser à la dernière séance d'Eddy Mitchell. 

Le rideau se baisse sur 20 ans de tango parisien... Je pense pas qu'il y ait un seul tanguero parisien qui n'y soit pas allé au moins une fois. 

Ça fait un paquet de tandas, de rencontres, de baisers... J'imagine même que quelques histoire d'amour ont du commencer là et quelques autres y finir...

Show must go on... Adieu donc à l'ancien Latina et bonne chance au nouveau ! 

aoû 15, 2007

Tous aux abris !

42f8277ca89fe78a2c7c393a83e4b827.jpgYessica, la charmante organisatrice et DJ d'Ailes de Tango a sorti sa milonga de la Citée Universitaire Internationale pour l'été.

Elle a même trouvé la solution aux intempéries parisiennes en la plaçant sous le kiosque à musique du square Adolphe Chérioux (métro Vaugirard).

Bonne surprise l'accoustique est excellente mais autant le parquet de la Citée Universitaire est trop extrêmement glissant autant celui du kiosque est du béton genre papier de verre...

Enfin les spectateurs sont de plus en plus jeunes... après le monde universitaire voici celui du bac à sable ;-)

Pour ceux qui cherchent un abri, c'est tous les lundis de l'été qu'il vente ou qu'il pleuve.

P.S. S'il fait beau ça marche aussi et le sorteo toujours.

jan 20, 2007

Milonga Ailes de Tango

Cité Universitaire, Fondation Deutsch de la Meurthe, 37 Bld Jourdan 75014 Paris / RER B Cité Universitaire ou Métro Porte d'Orléans

Pavillon Deutsch...

La milonga a lieu à l'intérieur de la Citée Universitaire Internationale, dans le bâtiment de la Fondation Deutsch. C'est dans la grande salle du bâtiment qui ressemble à une église.

Organisateur Yessica : +33 6 82 68 18 38 / DJ Yessica

Tous les lundis de 20H à minuit (sauf vacances scolaires).

Entrée 2 euros sans boisson, bar entre 0,50 et 1 euros pour l'eau et les softs pas d'alcool mais il y a du maté cocido (maté en sachet). A ce tarif c'est la milonga la moins chère de Paris.


La Milonga a lieu dans le hall du pavillon Deutsch. La salle est au rez-de-chaussée, elle est immense avec une hauteur de plafond sur deux étages, on dirait l'intérieur d'un hôtel de ville alsacien.

Il y a un beau parquet mais il est extrêment glissant, c'est une des rares milongas où on doit peut venir en basket sans risquer de se fouler un genou.

En été, la galerie extérieur qui donne sur le parc est ouverte ce qui est assez sympathique et permet de rafraîchir un peu le bâtiment. 

Le "bar" est à l'extérieur de la salle, il faut prendre les tickets de boissons à la caisse


A part la caisse et le coin du DJ il n'y a pas de tables mais des rangées de chaises tout le long des murs, vu circonférence de la salle il n'y a pas de problème pour être assis.


Je pense qu'à part la salle Olympe de Gouge c'est la plus grande et plus haute salle de Paris.

La piste est immense environ 22 m par 15 m, il y a deux poteaux vers l'exterieur mais ils ne sont pas vraiment gênant. Bien qu'on ne se sente pas seul il y a toujours de la place pour bouger de ce point de vue c'est à mon avis une des meilleures milongas pour les débutants. 

le croquis...

Sur le croquis, les surlignages en rouge représentent les zones de forte probabilité d'invitation; en particulier au niveau de l'entrée de la salle.

Le zones en bleu sont celles, mesdames, où vous avez le moins de chance d'être invitée, ce sont celles où l'on est le moins visible et qui demandent aux danseurs le plus d'effort...


La musique est assurée par l'organisatrice Yessica qui dirige aussi l'association.

La programmation est correcte sans plus, assez classique avec parfois un manque de continuité entres les tandas. Je me souviens d'une série de Piazolla super durs à danser qui tombait comme un cheuveu sur la soupe.

A cause de la taille et hauteur de la salle la sono est un peu insuffisante ce qui fait que l'immersion musicale est un peu faible.

La DJ respecte l'enchaînement classiques de 2 tandas de tango, 1 tanda de valse, 2 tandas de tango, 1 tanda de milonga. Les tandas sont de 4 morceaux mais il n'y a pas de cortina entre les tandas ce que je trouve un peu difficile pour se situer.

Il y a de temps en temps des orchestres live mais pas régulièrement.


Le public est n'est pas très homogène en âge et en style, ceci dit la moyenne d'âge serait plutôt élevée sans la présence de pas mal d'étudiants de la Citée Internationale qui rajeunissent beaucoup les participants et donnent une saveur internationale à l'audience, ma foi fort sympathique.

Il y a beaucoup de débutants et de débutantes, il faut dire que le lundi c'est aussi le jour des Neuf Billards qui attire les danseurs les plus avancés. L'ambiance est plutôt bon enfant et détendue, à mon avis c'est la meilleure milonga de Paris pour débuter. Le prix, l'espace et le niveau font que c'est un bon endroit pour se lancer et pratiquer sans gêner les autres et sans pression, attention au parquet glissant quand même...

Ca invite pas mal avec une population homme/femme à peu près équilibrée mais des fois ils y a beaucoup moins de femmes que d'hommes, c'est assez rare pour le noter. Pas mal de monde, on ne se sent jamais seul malgré l'espace.

Les petits plus : ll y a toujours un sortéo (tombola) avec un petit cadeau disque ou bouteille.


En conclusion : C'est la milonga pour débuter.

Les plus : Le prix, l'espace et l'ambiance détendue et internationale.

Les moins : Le manque de puissance de la sono, le parquet hyper glissant.

nov 07, 2006

Milonga du théâtre Marie Bell

Important ! Cette Milonga est maintenant fermée, je laisse l'article en archive.

38 rue du boulevard Bonne Nouvelle 75010 Paris / Métro Bonne Nouvelle

de jour...de nuit...La milonga est située au deuxième étage dans les salons du foyer, l'entrée est à gauche du théâtre, sur les photos l'entrée est sur le côté en haut des marches derrière le parasol du restaurant.

Tous les mardis de 19h30 à 00h30 en hiver

Organisateur El Turquito  +33 6 13 60 72 25 / DJ Turquito

Entrée 6 euros sans boissons, bar entre 5 et 10 euros pour les alcools et à partir de 3 euros pour les softs et l'eau. Dernièrement le bar propose aussi un buffet de salades et fromages entre 10 et 15 euros.


la salle...La Milonga a lieu dans un des salons du théâtre qui est normalement un bar/club lounge.

La salle, bien que pas très grande, est assez spectaculaire grâce à sa hauteur de plafond avec des fresques, miroirs, dorures et moulures.

Un petit côté galerie des glaces mais en plus intime, pour danser on dispose d'un beau parquet en très bon état.la terrasse...

Le bal communique avec la terrasse qui donne sur les grands boulevards en été c'est très agréable et ça permet d'absorber un peu la foule, de respirer ou de fumer (c'est selon).


Il y a eu quelques changements dans la disposition dernièrement. Il n'y a plus qu'une seule rangée de chaise le long des murs ce qui augmente la largeur de la salle. La piste mesure à peu près 6 m par 10/11 m entourée de tables, elle n'est quand même pas très large ce qui a pour conséquence de rendre la circulation centrale difficile. A l'heure de pointe vers 11h30 c'est très serré, si on veut danser plus ouvert mieux vaut venir vers 10h00 ou en fin de soirée.

le croquis...

Sur le croquis, les surlignages en rouge représentent les zones de forte probabilité d'invitation; en particulier au niveau de l'entrée de la salle et de la terrasse ainsi que près du bar.

Le zones en bleu sont celles, mesdames, où vous avez le moins de chance d'être invitée, ce sont celles où l'on est le moins visible et qui demandent aux danseurs le plus d'effort... 


La musique est assurée par l'organisateur El Turquito qui organise aussi les bals du Mérivan et ceux de la Milonga Impériale.

En ce qui me concerne c'est un des très bons DJs parisiens, les tandas sont bien équilibrées, souvent originales. C'est un des DJs qui ne donne pas l'impression d'entendre le même bal d'une semaine sur l'autre...
Il passe toujours quelques tandas pures Tango Nuevo assez originales voire déroutantes sur les rythmes, j'adore ! C'est aussi un des rares a passer du Hugo Diaz et il a bien raison.

El Turquito respecte l'enchainement classique de 2 tandas de tango, 1 tanda de valse, 2 tandas de tango, 1 tanda de milonga. Les tandas sont de 4 morceaux. Il n'y a pas toujours de cortina entre les tandas de tango mais toujours avant celles de valses et de milongas.


Le public est assez représentatif des milongas parisiennes, pas très homogène en âge et en style, d'ailleurs le bal est rarement à l'unisson du fait de ce mélange des styles. En début de soirée on va plutôt trouver le public de cinquantenaires, les trentenaires arrivant plus tard en deuxième partie.le bal...

Ce n'est pas un bal très "élitiste" on voit tous les niveaux de danse, mais l'espace et la faible largeur ne rend pas forcément la partie facile aux débutants.

J'ai l'impression que ça invite pas mal avec une population homme/femme à peu près équilibrée. Les déplacements dans la salle n'étant pas forcément très faciles, mesdames, vous avez quand même intérêt à attendre sur les points de passage (les zones rouges de fait). La taille de la salle fait que même avec peu de monde on n'a pas l'impression d'être seul.

Les petits plus : Des cours sont proposés avant la milonga, mieux vaut se renseigner auprès des organisateurs. Par ailleurs en laissant son email on participe à une tombola qui permet de gagner des entrées gratuites pour les milongas organisées par El Turquito, c'est plutôt sympathique. Enfin la milonga est très bien placée sur les grands boulevards, avec le REX à côté c'est très facile de trouver un taxi pour le retour 


En conclusion : So far, pour moi c'est la milonga du mardi

  • Les plus : L'endroit original et facile d'accès, la programmation musicale.
  • Les moins : L'espace pas très grand quand même.

oct 15, 2006

It takes three to tango

Décidément ça a été une semaine riche en événements...

Hier soir, à la milonga il m'est arrivé quelque chose d'hautement improbable.

medium_pregnantsignal.jpgJe venais d'arriver quand j'ai été invité à danser par une charmante jeune femme qui devait être enceinte d'au moins 6 mois...

J'avoue qu'elle a bien fait de prendre l'initiative parce que cela ne me serait jamais venu à l'idée de l'inviter dans son état.

Ben franchement, ça a été une expérience extraordinaire et émouvante.

Je crois que c'est la première fois que je tiens dans mes bras une femme enceinte comme ça. Je ne pensais pas que ça puisse me faire cet effet là. Il doit y avoir un câblage pré-néanderthalien chez l'homme. C'est comme si on appuyait sur un bouton, genre "prendre un enfant par la main" et bien il y a aussi "tenir dans ses bras une femme enceinte".

En tango, on dit toujours qu'il faut enlacer la femme comme si c'était un bébé ou quelque chose de très fragile. Là ça vient super naturellement.

Par ailleurs mis à part le coté extra-ordinaire de la situation, c'était aussi un très bon moment de danse et de communication.

Je n'arrive pas vraiment à expliquer avec des mots ce qui ma touché, mais j'ai mis une bonne demi-heure à redescendre.

Franchement le tango à trois je vous le conseille ;-) 

Merci Mrs J. pour ce joli moment. 


I put a translation of the post in English in order to share it her and her friends, since she is Australian living in Norway.

medium_pregnatdance.jpgFor sure it was an interesting week...

Last night at the milonga, something quite improbable happened to me.

Just after I arrived I was invited by a nice lady who was at least 6 months pregnant...

She was clever to invite because I would never had invited her since she was pregnant. 

Well, it was an amazing and moving experience.

Besides the good dance and communication we shared, I think it was the first time I embrace a pregnant woman like that. I'd never though that it could have such an effect on me. There should some pre-neanderthalian mechanism behind that, it's like pushing a button somewhere, a bit like giving the hand to a young child.

In tango it is said that you should embrace the woman as if she is a baby or something very vunerable, well in that case it was a very natural attitude. 

I am not really able to describe with words how it moved me, however it took me half an hour to get down and been able again to dance with someone else.

Anyway,I recommend you the "three to tango" experience... 

Thank you Mrs J. for that lovely moment and good luck with this milonguero baby :-)

aoû 27, 2006

Milongas in Paris

Accéder à l'article en Français

Here is the list of the Milongas in Paris for some of them you may find a detailled card. 

Work in progress ...

 

 

 

Milongas à Paris

Access the article in English

Voici la liste des milongas sur Paris, pour certaines d'entre elles il existe un fiche détaillée. 

En constuction ...

 

 

 

aoû 16, 2006

Milonga Rules of Engagement / Code Pratique

Le "code" implicite d'invitation est comme l'enlacement, il ne se limite pas l'invitation proprement dite mais régit le couple depuis sa réunion jusqu'à sa séparation dans le bal.

Explication préliminaire :
Il faut savoir que comme toutes les milongas, le bal est organisé à Paris par série de morceaux qu’on appelle tandas avec des coupures qu’on appelle cortinas.
Cela date de l’époque où la musique était jouée exclusivement par des orchestres qui exécutaient une série de morceaux avant de faire une pause marquée par la fermeture du rideau (cortina en espagnol).
Aujourd’hui pour marquer la cortina le DJ joue un morceau qui n’a rien avoir avec du tango par exemple du rock, du jazz…
A Paris les tandas comportent généralement 4 à 5 morceaux, avec une fréquence de 2 tandas de tango, 1 tanda de valse, 2 tandas de tango, une tanda de milonga, etc...

Voici les codes d’invitation de la milonga tels que j’ai pu les constater à Paris :

L'invitation :

Le bon moment pour inviter est généralement le début de la tanda mais à Paris les invitations ont lieu indifféremment tout le long du bal y compris pendant les morceaux.
Contrairement à Buenos Aires, les invitations ne se font pas avec le regard, l'homme se rapproche et va inviter verbalement une partenaire, il n’y a pas de formule toute faite.
Cela m’est quand même arrivé de faire quelques invitations avec un simple échange de regard mais mieux vaut ne pas compter dessus à Paris.
Seuls les hommes ont l’initiative de l’invitation, les femmes n'invitent pas mais c'est normal de refuser, en règle générale c'est plutôt poli et cordial.


Pendant la danse :

A Paris on parle assez peu entre les morceaux et pas du tout pendant, le bal démarre rapidement à chaque tango.

L’homme propose l’enlacement c’est la femme qui le choisit. Sachant qu’à Paris les styles d’enlacement ouverts et fermés coexistent les cavaliers ne doivent pas imposer un style fermé à une danseuse qui ne le désire pas.

Si le couple se cogne aux autres, c’est au cavalier de s’excuser. Ce qui faut savoir c’est que Paris ne brille pas par l’harmonie de ses bals, les différences de style et l’individualisme français font qu’il y a rarement un unisson, il ne faut donc pas se formaliser.

Le minimum de politesse est de danser au moins 2 tangos avec de dire « merci et au revoir », une tanda complète est plus correcte. Par contre il n'y a pas de limite formelle à l'exercice.  Le fait d'accepter de danser plusieures tandas de suite n'a pas de signification en tant que telle (A Buenos Aires elle marque clairement un intérêt extra-danse).
En général, je danse facilement trois tandas avec une partenaire.

Quoiqu’il en soit si le partenaire est grossier ou franchement désagréable il ne faut pas hésiter à couper court instantanément. Le tango n’est pas une raison pour supporter les gens odieux, bien au contraire.


La fin de la danse :

Le couple se quitte en se disant merci, le cavalier ne raccompagne pas forcément la cavalière à sa place.
La plupart des gens qui vont danser une autre tanda ne quittent pas la piste pendant les cortinas mais très peu de gens la dansent.
En ce qui me concerne, le bal n’est ni une pratique ni un cours donc je ne me permets aucun conseil ou remarque. Par contre quand on a passé un beau moment ensemble, ça fait plaisir de le dire et de l’entendre... 

Voilà pour la théorie appliquée aux milongas parisiennes.

Pour la pratique je vais vous livrer quelques éléments de pathologie psychologie masculine (la mienne en l’occurrence) qui préside tortueusement à l’invitation.

Quoi qu’en dise certains, je ne suis pas particulièrement suicidaire et être rejeté en public même poliment n’est pas particulièrement agréable. De plus un refus vous condamne généralement le public féminin proche (personne n’a envie d’être le deuxième choix…).

N’étant ni un Apollon, ni Pablo Veron mon problème consiste donc à mettre un maximum de chances de mon côté. Voici donc ce que mon expérience m’a appris :

Éviter le refus : 

  • Danser avec des partenaires que l’on connaît déjà : En fait c’est la tactique la plus simple et elle est copieusement utilisée à Paris où beaucoup de gens viennent en couple et, comme on retrouve souvent les gens qu'on connaît en cours, c'est assez facile de danser toute la soirée sans avoir à inviter quelqu'un qu'on ne connaît pas.
    Ce qui fait que Paris est parfois difficile pour une femme seule…
    J’ai déjà eu plusieurs leçons sur ma timidité par des danseurs qui ne dansent qu’en couple, trop fort… !
  • S’assurer des prédispositions de la danseuse : Si c’est quelqu’un que je n’ai pas encore vu danser, je vérifie les chaussures et j’essaie de voir dans son attitude si elle est a envie de danser, posture ouverte, elle regarde la piste ou l’assistance, elle est détendue, avenante… 
  • Éviter les situations d’échec certain :
    La danseuse est clairement avec un partenaire exclusif,
    La danseuse est dans une situation où l’invitation serait embarrassante, à savoir : elle est en pleine discussion, elle vient d’allumer une cigarette…
    Enfin je n’invite jamais une inconnue que je viens de voir refuser quelqu’un dans un contexte normal (et oui, c’est souvent la conséquence d’un refus visible), par contre je le fais des fois plus tard dans le bal.
     

Minimiser l’impact du refus :

J’essaie de me rapprocher de la danseuse avant de l’inviter, de manière à rendre un refus plus discret aussi bien pour moi que pour la danseuse.
Mesdames, vous n’imaginez pas l’effort que fait un homme quand il doit traverser la moitié du bal pour venir inviter publiquement une parfaite inconnue. C’est pour cela que si vous voulez danser il vaut mieux vous placer sur un point de passage du bal.


Gérer l’enjeu de la prise de risque :

A partir du moment où l’invitation est délicate, j’essaie de profiter au maximum de la danse. Ce qui se traduit, entre autres, par le choix du moment de l’invitation, si possible en début de tanda ce qui assure de danser au moins une tanda. Je n’invite quasiment jamais sur le dernier morceau d’une tanda.


Évidemment tout ça peut paraître un peu calculateur, mais ça explique pas mal de comportements masculins. N’oubliez pas que c’est pour inviter une parfaite inconnue sous le regard d’un vaste public en essayant de rendre l’expérience la plus agréable pour chacun.

Moi, ça me demande pas mal d’effort sur moi-même mais le jeu en vaut la chandelle.