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avril 28, 2011

En vitrine

Japanese-Tourists.jpgHier soir je suis allé à un des cours de l'école de Copello à Abasto.

Par rapport à l'année précédente ils avaient installé une sorte de barrière entre la réception et la salle de cours.

Étant donné que la porte de l'école est sécurisée et l'utilité de cette séparation n'était pas vraiment évidente jusqu'à ce que...

Un véritable torrent de flashs s'abatte sur moi alors que j'étais en plein tour-sacada-enrosque ! 

En effet, profitant d'un Di Sarli tonitruant, une vingtaine de touristes s'étaient entassés (en tapinois et en quinconce) derrière la sus-dite barrière pour faire La Photo de "l'école typique de tango".
64 secondes après ils sont tous ressortis pour remonter dans leur bus et poursuivre leur tour...

Ce qui est amusant c'est que l'école ait organisé cette sorte de vitrine; ils autorisent les touristes à rentrer et ont donc mis en place un barrière pour ne pas gêner le cours.

Plus rigolo, c'est que je suis forcément sur la photo souvenir de "l'école typique de tango" de ces touristes.

Je me demande où ils vont la mettre, frigo ou cheminée ?

 

avril 24, 2011

Bonnes resolutions

crossfinger.jpgEt oui, me voici de retour a Buenos Aires, commençons par quelques bonnes résolutions :

1) Écrire des posts regulièrement
2) Améliorer ma milonga
3) Ne pas prendre 3 kilos
4) Écrire un livre blanc sur la fragmentation
5) Essayer de nouvelles milongas
6) Sortir de Buenos Aires et aller a Iguazu
7) Faire au moins une sortie culturelle qui ne soit pas liée au tango

En cette période pré-électorale, je rappelle à toutes fins utiles que les promesses n'engagent que ceux qui y croient...

avril 21, 2010

Poids lourd II (le retour)

Bon, je vais continuer la métaphore avec le noble art.pesee.jpg

Non, je n'essuie pas que des défaites sur le ring la piste...

Lors de mon séjour à Buenos Aires j'ai beaucoup travaillé sur de la connexion en particulier, le poids dans le sol.

Pour faire simple on va dire qu'à l'instar de la boxe, c'est le jeu de jambes qui génère un guidage de qualité, les bras ne font que conduire le mouvement.

Résultat :

Rencontre sportive sur la ringpiste de Practica Studio DNI samedi après midi :

A ma gauche El Iván, 1m80, 77,5 kg doppé a l'ojo de bife (les 1,5 kg au dessus de la limite), il porte des Studio DNI marrons.

A ma droite touriste blonde, 1m70, poids inconnu, elle porte des sneakers "Studio DNI" blanches.

Après 5 ou 6 tangos, remarque de la touriste qui s'avère être norvégienne : "Tu es français, ah bon... On ne dirait pas, tu danses comme un portègne"

Moi de rétorquer : "Merci, mais ils dansent comment les français ?"

Elle : "Ils dansent comme..."et la elle me fait un geste avec la main en l'air.

Là j'ai tenu jusque à la reprise, pas gagné par KO, mais aux points je pense et on a remis ça (elle dansait très bien).

Comme dirait Balboa, rien ne vaut l'entraînement, a moins que... Ce ne soit l'Ojo de Bife. Il ne travaillait pas aux abattoirs Rocky ...?

avril 20, 2010

Jeux d'ombres

flamenco.jpgVendredi dernier il y avait une démonstration de flamenco à La Villa Malcom.

Le danseur était éclairé par derrière ce qui fait que son ombre était toujours devant nous à ses pieds...

Je me suis fait la réflexion suivante :

Le danseur de Flamenco danse avec son ombre, les danseurs de Tango la gardent pour eux, à l'abri de leur enlacement.

avril 14, 2010

L'étendue des dégâts

club-fulgor.jpgEn 2009, Chicho avait donné une interview dans laquelle il regrettait que les danseurs de Tango Nuevo en soient venus à oublier l'essence du tango. C'est-à-dire que, pour beaucoup, l'enthousiasme pour les mouvements l'emportait sur la recherche de connexion dans le couple.

Avec son humilité caractéristique, il assumait une part de responsabilité en tant que professeur dans cette situation.

Outre la querelle des anciens et des modernes, ce genre de confession avait ouvert la voie à des discussions enflammées (sur le blog de Mephisto Tango par exemple).

Pour autant, j'avais trouvé que Chicho s'auto-flagellait un peu quand même, en tout cas pour Buenos Aires. Jusqu'à ce que...

... J'aille samedi soir à la milonga10, au Club Fulgor.

C'est une petite milonga de quartier avec toutes les classes d'âge representées. Il y avait même un couple de vieux champions du monde de Tango Salón dont je n'arrive pas à me souvenir le nom. A priori la milonga classique donc pas spécialement Tango Nuevo.

Quand je suis arrivé il devait y avoir 10 couples sur la piste.

Sur les 10, il y en avait au moins 8 qui dansaient sans aucune connexion. Beaucoup de technique, des numéros de virtuosité plus ou moins mal executés mais c'est la première fois que je voyais aussi peu connexion et de musicalité à Buenos Aires.

Ce n'était pas du Tango Nuevo en style ouvert, mais la plupart des danseurs qui dansaient en miloguero ajoutaient un tas de figures plutôt nuevo.

A priori c'était plutôt bien techniquement sauf que c'était fait sans aucune recherche de connexion et pas vraiment de musicalité. Une bonne dose de narcissisme genre : si je fait deux tours avec trois sacadas et deux ganchos alors qu'il n'y a le temps que pour un pas de côté c'est quand même mieux, non ?

A un moment un des virtuoses est venu inviter la vieille dame, le coté sympa de danser avec un icône du tango j'imagine. Ca a pas raté il a passé la tanda essayer de lui faire des figures.

Bon là j'avoue que j'ai compris oú Chicho voulait en venir...

Voilà, certains mauvais travers du tango (et pas seulement du Nuevo) ont fini par arriver à Buenos Aires. La bonne nouvelle c'est que c'est loin d'être le cas général, jusqu'ici c'est la seule milonga où j'ai vu autant de problèmes.

Pour couper court à certaines polémiques; non, personne ne se rentrait dedans à la milonga10 malgré les différences de style et d'éxecution...