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févr. 20, 2007

Retour vers l'enfer

D'accord, j'exagère... Mais ça y est ! Après 14 jours passe dans l'été portègne c'est le retour a la dure réalité parisienne (et au clavier avec accents)

"Ding dong, c'est le commandant qui vous parle, nous amorçons notre descente sur paris, il y a du brouillard et il fait 6 degrés...",  Argh...

medium_metroboulotdodo.gifJe vous passe les trois heures de retard, les bagages paumés (merci Air France !), un petit coup de RER et me revoici dans le quotidien metro, boulot et gros dodo...

Ca fait un peu mal, mais après tout c'est ce quotidien là qui permet de financer ces vacances là ;-) 

Un petit bilan quantitatif de ce séjour :

  • 50 heures de cours
  • 13 pratiques
  • 20 milongas 
  • 4 kilos de bife de chorizo, cordero patagonico et achuras diverses
  • 2 paires de chaussures (commandées à DNI, elles arrivent en avril)
  • 30 CDs de tango (si mes bagages arrivent...)

Plus qualitativement :

  • Découverte des pratiques de Tango Nuevo Villa Malcom (Cordoba y Thames) et Pratica X (Anchorena 641) avec de très bons moments dans ces pratiques
  • De belles tandas à Niño Bien et à La Catedral (et oui ça avait réouvert)
  • Une belle désorientation d'une touchante débutante irlandaise à La Confiteria Ideal (je sais c'est trop facile ;-)
  • Découverte de La Calecita, une des milongas en plein air, super agréable
  • Une révision complète sur le guidage des tours complexes, colgadas, volcadas, llevadas et travail approfondi sur les changements de niveau et leur utilisation en guidage
  • La réponse qui tue dans une pratique où j'avais demandé à une très bonne danseuse comme elle trouvait mon guidage : "C'est pas mal mais ta conduite elle manque de consistance et peut-être qu'il faudrait que tu suives le rythme aussi" (Note pour le futur : Ne jamais plus poser de questions dont je n'ai pas envie d'entendre les réponses)
  • Une super soirée de discussion tanguera avec M. D. et Mlle M.
  • J'ai bronzé !
  • mais j'ai toujours pas réussi à aller en Uruguay 

Bref, comme on dit ça aurait pu être pire !

févr. 17, 2007

Ivre de tango et de femmes

Bon, d'accord beaucoup un peu de Malbec et de nombreuses quelques Quilmes aussi...

Quand j'etais petit et qu'on allait a la mer avec ma famille je passais toute la journee a jouer dans le ressac, a me laisser porter par le flux et le reflux des vagues. Donc le soir je me couchais avec l'impression d'etre toujours dans le mouvement de balancier marin.

Hier j'ai pris deux cours de 1h30, j'ai fait une premiere pratique de 2 heures au Studio DNI puis une autre de 2 heures a la Villa Malcom avant de finir la nuit au Salon Canning, en tout j'ai du danser plus de 11 heures. Je n'ai pas compte les danseuses mais on doit approcher d'une quarantaine.

Resultat : je me suis endormi avec l'impression de me balancer au rythme d'un tango et d'avoir une femme dans les bras...!?

févr. 10, 2007

Une frite, une fois !

A Buenos Aires, il n'y a presque aucune milonga ni pratique ou l'on ne serve pas a manger.

Et les portegnes, franchement ils y mangent. C'est plutot du robuste avec de bonnes odeurs de barbecue (parilla) ou de friture pour les milanesitas et autres empanadas.

C'est assez bizarre mais on finit par trouver normal de danser dans une odeur de frites (apres tout la friture dans les guinguettes c'est pas nouveau).

Parfois c'est un peu decale comme hier soir a La Catedral : ambiance super branche-underground, musique a l'avenant, tous les papes du tango nouveau sont la, les filles sont plus belles et elegantes les unes que les autres et ca sent ... la frite !

Un des trucs interessant dans le tango c'est qu'on va danser avec son parfum et qu'on rentre se coucher avec celui d'une autre, ben la je suis rentre avec Mlle Lessieur

févr. 08, 2007

La peau douce

En ce moment je passe pas mal d'heures par jour avec une main de femme dans ma main gauche et l'autre main placee sur un dos ou des cotes de femmes, sachant qu'en general elles ne porte pas de cotes de mailles mais plutot des tissus doux voir rien du tout a ces endroits vu la saison dans l'hemisphere sud.

 Resultat : J'ai les mains hyper douces,  franchement pas la peine de mettre de la creme ;-)   

févr. 06, 2007

Como se cambìa la vidad

Et oui, les choses changent...

Ce qui est amusant quand on revient au meme endroit a intervales reguliers, c'est qu'on constate les changements doucement mais surement.

Je voudrais pas trop generaliser apres quelques milongas et pratiques mais j'ai quand meme la sensation de certaines evolutions a Buenos Aires par rapport aux annees precedentes.

Tout dabord le Tango Nuevo est beaucoup plus present, il n'y a quasiment pas un soir sans une pratique ou une milonga pur Tango Nuevo, et franchement c'est un vrai regal.
Des salles jeunes, avec un niveau de folie aussi bien en technique qu'en creativite, ca me donne vraiment l'impression que le tango nuevo passe d'un monde experimentale a la vrai vie et en grand, bref ca respire !

Bon, jusque la vous pourriez me dire que j'ai rate les bons endroits les annees precedentes et c'est probablement le cas, mais le fait que j'y sois aller aussi facilement cette annee demontre quand meme que c'est moins confidentiel qu'avant.

Par contre j'ai remarque une "diffusion" du Tango Nuevo dans les milongas classiques. Prenons le Salon Caning : il y a un an seul quelques couples de touristes se laissaient aller a quelques envolees nuevo, ils s'arretaient en general rapidement devant la sensation de decale pour ne part dire deplace de leur prestation.

Cette annee j'ai vu beaucoup plus de couples se laisser aller et pas specialement des touristes.

En fait c'est assez subtil, il y a toujours un ou deux couples qui dansent milonguero mais avec une expression, un rythme et de figures qui fleurtent clairement avec le Tango Nuevo. Ils dansent fermes, en gardant leur place dans le bal mais avec un style nuevo notamment dans quelques incursions sur le cote ferme, dans les oppositions et dans une musicalite plus energique. En fait j'ai l'impression qu'est en train de se creer un style "Tango Nuevo Salón" qui serait un adaptation implicite du Tango Nuevo aux contraintes du salon.

Ce qui est aussi interessant que cette evolution technique et stylistique c'est l'acceptation de ce style plus generalement. Pour tout dire j'ai vu un couple portegne danser de cette maniere a "El Beso", qui est pourtant un des temples du Milonguero a Buenos Aires (donc au monde ;-), sans declencher une desaprobation generale.

Cette diffusion se ressent aussi dans les modes vestimentaires et l'attitude globalement plus cool qu'on peut percevoir. Il y a trois ans je crois me souvenir que tous les danseurs de "El Beso" portait une chemise, un homme serait venu en tee-shirt n'aurait jamais pu inviter qui que ce soit... Et je suis sur que l'avis general aurait ete que cette recherche vestimentaire etait un signe de respect pour les cavalieres. Et bien aujourd'hui ce n'est plus le cas, le code vestimentaire a largement evolue. 

Je vous laisse conclure et developper : "Tout fout le camp ma bonne dame !" ou "Place aux jeunes !", c'est selon mais une chose est sûre le tango est "alive and kicking", pourvu que ca dure ;-)