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déc. 22, 2008

Dilemme milonguero

decision.jpgEn sortant de la milonga de la mairie du 19ème (merci à Casa del Tango) je suis allé dîner pas très loin de la mairie.
Cela qui m'a donné l'occasion d'entendre quelques conversations de milongueros venus eux aussi se restaurer après le bal.

En particulier, il y avait un groupe qui stigmatisait l'absence du respect de la ligne de bal. Effectivement la milonga était plutôt remplie (on va dire 2 fois moins que Nino Bien un jeudi soir) et il y a eu quelques tandas où la conjonction de la foule et du tango nuevo a donné lieu à un certain relâchement...

Je n'avais pas dansé ces tandas mais je crois bien avoir vu passé certains de ceux qui faisait ces remarques. Ils respectaient parfaitement leur position en bord de piste mais par contre ils dansaient exactement de la même façon quelque soit la musique.   

D'où le dilemme quasi Cornélien : "Faut-il mieux respecter la ligne du bal ou la musicalité ?"

Décisions, décisions...

déc. 11, 2008

Como dos extraños

C'est un de mes tangos favoris à écouter. Un de ceux qui me rendent heureux d'avoir pris Espagnol en deuxième langue ;-)solitude.jpg

"Comme deux étrangers"
Il dépeint avec une acuité parfaite ce moment où le vide de la rupture nous a poussé à revoir l'autre, et qu'on constate que le torrent s'est finalement arrêté et qu'on n'est plus que deux étrangers.

Il fait partie de ces tangos qui sont comme de parfaits instantanés d'un moment de vie amoureuse.

Et le souvenir de l'intensité même douloureuse de ce moment nous fait presque sentir coupable, un peu comme quand on tombe sur la photo d'un souvenir oublié...

"Comme deux étrangers"
J'ai bien cherché mais je n'ai pas trouvé de tango pour décrire cet autre moment pourtant si propre au tango :
Celui où au cours d'une danse ou de plusieurs, on a eu l'impression que quelque chose se nouait avec une partenaire. Et lorsque qu'on voudrait aller vers l'autre, l'illusion et la magie de la danse se dissipe et on constate aussi que finalement on n'était que deux étrangers...